La tendinite du pouce

La tendinite de Quervain, qui est plus couramment appelée tendinite du pouce, est liée à celle du poignet. Ce ne sont pas les mêmes, bien sûr, mais l’une et l’autre se ressente au niveau de l’articulation. Si l’on bouge le poignet, on a mal au pouce, et si l’on bouge le pouce, on peut ressentir une douleur remontant dans le poignet.

Pourtant, il est nécessaire quand même de les différencier.

Les causes

Cette inflammation douloureuse de tendon, et de sa gaine synoviale, part de l’extrémité du pouce pour se prolonger dans le poignet. A cet endroit précis, ce sont les deux tendons qui font souffrir, ceux qui permettent l’écartement du pouce. Enveloppés dans ce que l’on peut appeler un tunnel, le passage, et la circulation du tendon, doivent pouvoir se faire sans adhérence. Lors d’une tendinite, cette gaine est irritée, et rétractée, ce qui engendre parfois une douleur très vive. Nous arrivons donc à un cercle vicieux, faisant que le tendon irrite la gaine lors de son action, et la gaine rétrécie empêche la bonne mobilité du tendon.

Si nous analysons nos gestes quotidiens, nous nous apercevons que le pouce sert pour tout, à tout moment de la journée. Pour forcer ou non, il est sollicité. Les tendons qui le relient au poignet sont donc en tension permanente. Appelée aussi tendinite de Quervain, les tendons du court extenseur et du long abducteur sont enflammés. Cette tendinite survient souvent chez les femmes entre 40 et 50 ans. Le contenant (ce que l’on nomme souvent le tunnel), et le contenu (les tendons) frottent l’un contre l’autre, parce que le contenu a gonflé. Une utilisation prolongée du pouce peut entraîner cette douleur, tout comme un effort brutal lors d’un sport ou lorsque l’on se tord le pouce. Certains loisirs ne nous préservent pas non plus. Le tricot, l’écriture, le volley, jouer au ballon avec les enfants, tout est source de tendinite si les tendons du pouce travaillent de manière trop prolongée ou trop brutale.

Les conséquences

Malheureusement, comme tous les maux bénins au départ, les conséquences peuvent être lourdes. Alors que la douleur n’apparaît que dans le pouce, sur le moment, il faut cependant la soigner, et l’atténuer tout de suite. Ne pas le faire à l’instant « T » risque d’augmenter la souffrance, qui évoluera dans la main et/ou le poignet. Cela ne durera qu’un temps, car au fil des jours et des mois, le tendon qui frottera en permanence contre son enveloppe peut se sectionner. Dans ce cas, l’opération chirurgicale s’imposera, et toutes vos activités se verront stoppées. De plus, une atteinte du tendon se ressent durant des années en fonction de ce que vous ferez, et du temps extérieur. Par beau temps, tout ira bien, et dès que l’humidité arrivera (ou la pluie), vous le saurez puisque vous ressentirez une gêne, un lancement au niveau du tendon de votre pouce. Selon votre quotidien, cela pourrait devenir un réel supplice qui pourrait vous handicaper dans certaines pratiques.

Comment soigner une tendinite du pouce ?

Plusieurs solutions sont utilisées pour soigner ce type de tendinite, mais toutes ne fonctionnent pas, en fonction des personnes, et de leur quotidien. Voici quelles sont les plus efficaces pour soigner une tendinite du pouce, mais il est impératif de savoir si la douleur est intense ou non. Un peu de repos peut suffire au soulagement de la douleur. Parfois, cette dernière est ignorée, ce qui aggrave la situation. En revanche, l’immobilisation complète n’est pas idéale car, dès le premier mouvement, le « calvaire » repartira de plus bel.

De plus, une consultation chez le médecin est nécessaire afin de diagnostiquer s’il s’agit bien d’une tendinite du pouce ou du poignet, la médicamentation étant différente pour l’une ou pour l’autre.

De plus, en fonction de votre activité professionnelle ou sportive, il faut penser à la prévention. Comme il est toujours recommandé, et ce, depuis des générations, « il vaut mieux prévenir que guérir ». Une fois le mal fait, il est plus difficile de le soigner, alors autant l’éviter !

Repos et anti-inflammatoires

Tout d’abord, il est impératif de garder le pouce au repos (ce qui n’est pas toujours simple, lorsqu’on a l’habitude de s’en servir !). A cela, des anti-inflammatoires à avaler ou à appliquer sur la région douloureuse s’imposent. Pour la nuit (quand on dort, on ne se rend pas forcément compte des mouvements que l’on fait), il est conseillé de porter une orthèse de repos. Le matin, elle sera enlevée.

Infiltrations de corticoïdes

Si toutes ces précautions prises ne suffisent pas à calmer ou faire passer la douleur, alors interviendront une, voire deux infiltrations locales de corticoïdes. Pour finir, nous avons dit que l’opération était en dernier recours. Or, elle peut, malgré tout, être proposée en cas de tendinite aigüe. Sous anesthésie loco-régionale, l’hospitalisation de plusieurs jours n’est pas obligatoire, et la cicatrice ne sera que de deux à trois centimètres. Elle ne sert qu’à agrandir « le tunnel » dans lequel glissera plus facilement le tendon.

Il est tout de même indispensable de savoir que sans opération, la tendinite peut guérir au bout de quelques jours. Pour des crises plus aigües, cela peut prendre jusqu’à trois semaines, avec une attelle. L’inflammation disparaîtra mais la guérison définitive, sans récidive, peut prendre beaucoup plus de temps.

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