La tendinite du genou

Avoir mal au genou n’est pas agréable du tout. Le corps entier reposant sur les membres inférieurs, la tendinite du genou peut être difficilement supportable, lors de vos mouvements quotidiens.

Types de tendinite du genou

Homme souffrant d'une tendinite du genouDans le genou, nous trouvons plusieurs types de tendinite, mais les principales sont la tendinite rotulienne, celle qui touche le tendon rotulien (en rapport avec la rotule), la tendinite quadricipitale, qui se ressent jusque dans la cuisse, et la tendinite de la patte d’oie, qui assure le bon fonctionnement de la rotule.

La tendinite rotulienne

Comme son nom l’indique, ce type de tendinite concerne le tendon en rapport avec la rotule. Même si en médecine, plusieurs termes décrivent les diverses souffrances du tendon, un seul désigne le mal qui se trouve à la jonction du tendon et de l’os, ou directement sur le tendon lui-même. Cette atteinte s’appelle donc une tendinite rotulienne.

La tendinite quadricipitale

Celle-ci atteint le tendon quadricipital, c’est-à-dire celui qui se trouve juste au-dessus de la rotule. Il rejoint le muscle de la cuisse. Ce lien engendre parfois quelques désagréments car, en fonction de l’activité pratiquée, c’est lui qui « prend tous les coups ». Il peut donc se fragiliser beaucoup plus vite.

La tendinite de la patte d’oie

Ce mal touche les trois tendons, qui font office de terminal en bas de la cuisse, et juste avant la rotule. Ce sont ceux qui permettent la flexion-extension du genou, dans les mouvements quotidiens. Abîmés, ils vous font souffrir lors de mouvements, mais peuvent aussi vous réveiller la nuit, si la douleur est trop intense.

Tous ces tendons possèdent une certaine élasticité à ne pas dépasser. Etirés à plus de 5% de sa longueur, et moins de 8%, vous serez face à une tendinite. Passé 8%, ce tendon se brise.

Il est donc primordial de « ne pas abuser », quant aux mouvements qui pourraient l’endommager, les séquelles pouvant être irréversibles.

Les causes

Elles sont diverses, mais celle qui engendre le plus souvent une tendinite est bel et bien l’activité sportive. En effet, cette pratique demandant un effort particulier sur une durée plus ou moins longue, ne peut qu’endommager le tendon sollicité. Il n’est pas utile de faire du sport à outrance pour avoir une tendinite. Un faux mouvement dans la jambe, comme un shoot puissant, un saut mal démarré ou un arrêt tapant directement dans le tendon peut être l’origine d’une tendinite.

Le frottement du tendon contre une surface osseuse est aussi une des causes de la tendinite du genou. Si la gaine entourant le tendon est abîmée, alors les fibres le composant l’est aussi, et n’est plus protégé de manière bien significative.

Dans le cas extrême, on peut trouver des lésions, dont la cicatrisation se montre très longue. A ce moment-là, le repos est imposé, mais pas trop longtemps quand même ! Une immobilisation totale n’a jamais permis d’obtenir une cicatrisation totale !

Les symptômes

Il est fort probable qu’en fonction de l’activité sportive, professionnelle ou personnelle, vous ressentiez un tiraillement pendant longtemps, revenant en fonction du mouvement ou du temps (notamment à l’approche de la proche de la pluie). Vous vous rendrez très bien compte que la cicatrisation n’a pas été complète.

Des tendons ? Nous en avons dans tout le corps. Il ne faut jamais négliger une douleur qui semblerait articulaire. Cette douleur peut être très vite, et très bien soignée. Au bout de quelques temps, vous ne la sentirez plus. Par contre, si vous laissez « traîner » une douleur qui s’avèrerait être une tendinite, vous en souffrirez pendant de longs mois, voire de longues années, jusqu’à ce que la mobilité de votre genou vous semble réduite. Ce sera alors sans doute trop tard !

Comment soigner une tendinite du genou ?

Même si plusieurs solutions permettent de soigner une tendinite au genou, le repos le plus total est déconseillé. Offrant quelques avantages, ce repos présente de nombreux inconvénients. Cependant, une mise en décharge grâce à des cannes anglaises, une attelle, un strapping ou une genouillère soulage particulièrement le genou endolori, sans pour autant en ankyloser les muscles se trouvant tout autour.

En fonction de votre tendinite, les anti-inflammatoires agissent ou non de manière significative. En cas de crise aiguë, ils se montrent efficaces, alors que pour une tendinite chronique, il est préférable de choisir un traitement de fond. Associés à une crème, ils soulagent très bien la douleur.

Mésothérapie

Certains médecins n’apprécient pas de traiter une tendinite au genou par médicaments. Ils sont plus adeptes à des séances de mésothérapie qui consistent à injecter des micro-doses d’antalgiques sous la peau, dans une région proche de celle qui fait mal. Aucun effet indésirable n’a été constaté jusqu’alors, mais beaucoup d’effets désirables ont pu être signalés. Le nombre de séances n’est pas déterminé à l’avance, dépendant de l’évolution de la tendinite, et de la douleur ressentie.

Etirements, protocole de Stanish

Enfin, avant d’envisager une opération qui pourrait être évitée, l’équipe de Stanish a développé une technique d’étirements, en trois étapes : la méthode de Stanish. La première a pour but d’augmenter non seulement la longueur, mais aussi l’élasticité du muscle et du tendon. La deuxième permet d’augmenter les limites de la résistance du tendon petit à petit. Celle-ci ne se fait pas en une fois. La troisième, et dernière, renforce le tendon qui sera plus enclin à résister à certains chocs ou efforts.

Tous ces exercices demandent un certain temps avant de constater que la guérison est enfin là. Pour débuter, et sans se déplacer, vous fléchissez les genoux, tout en gardant les pieds à plat, le haut du corps bien droit dans l’alignement du bassin. Une flexion des genoux à 30° est largement suffisante pour commencer. Sur les conseils de votre kinésithérapeute, vous pourrez augmenter votre flexion jusqu’à parvenir à 45°, voire 60°. Effectués pendant une à deux semaines, n’hésitez pas à dire à votre praticien si la douleur diminue ou non. Dans le cas négatif, il faudra peut-être attendre un peu plus longtemps avant d’arriver à 60°.

Cette étape passée, vous devez maintenant agir de façon plus dynamique, en exécutant des pliés-étirés. Par série de 10, vous répèterez cette action trois fois. Après quelques secondes d’arrêt, vous pouvez reprendre. Cela vous permet de travailler votre façon d’amortir le « choc », et votre tendon se consolidera au cours des séances. En débutant lentement, vous accélèrerez un peu à partir de la troisième flexion, puis de la sixième jusqu’à 10.

Autres méthodes de traitement

  • Infiltrations locales : quelques séances sont prescrites en nombre limité, accompagnés de médicaments et de repos.
  • Séances de physiothérapie : elles consistent à utiliser les ultrasons, le laser ou le courant antalgique.
  • Séances de kinésithérapie : par massage profond (= massages très appuyés sur la zone douloureuse), très précises et efficaces.